Je découvre Monster Hunter avec Stories 3, et je ne veux plus descendre de mon Rathalos

par Damdou
7 minutes Lire

La chasse exigeante et l’action nerveuse de Monster Hunter, très peu pour moi. Stories 3 m’ouvre pourtant une autre porte : un JRPG au tour par tour stratégique, accessible, puis assez addictif pour me faire perdre la notion du temps.

Résumé du test
Note : 8,0/10
Pour
  • Un combat au tour par tour malin et stratégique
  • La boucle d'élevage diaboliquement addictive
  • Accessible aux néophytes
  • Une histoire plus mature et des persos attachants
  • Une bande-son au top
  • Une durée de vie généreuse
Contre
  • Un tunnel de tutoriels indigeste au démarrage
  • Des monstres invasifs aux mécaniques obscures
  • Une difficulté de fin parfois rude
  • Plus de multijoueur
  • Un endgame chiche


Avant de lancer Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection, je n’avais jamais touché à un Monster Hunter de ma vie. La chasse exigeante, l’action nerveuse, très peu pour moi. Par contre, le bon vieux tour par tour bien posé, où on réfléchit avant d’appuyer, ça c’est ma came. Et c’est exactement ce que propose cette série de spin-offs : un JRPG au tour par tour façon Pokémon, centré sur le lien entre un Rider et ses monstres. Ce troisième épisode signé Capcom était donc ma porte d’entrée dans l’univers. Spoiler : je ne suis jamais ressorti.

Fiche technique
Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection
Capcom
Plateformes
PS5 / Xbox / PC
Genre
Aventure, RPG
Joueurs
Oui
PEGI
12
Mode de jeu
Solo
Plateformes
PS5 / Xbox / PC
Genre
Aventure, RPG
Joueurs
Oui
Comment sont testés les jeux vidéo chez NomadeUrbain.fr ?

Chaque jeu est évalué avec une grille de test précise mêlant rigueur technique et plaisir de jeu. Nous analysons la configuration, la direction artistique, les graphismes, les performances (résolution, fluidité), le gameplay, la richesse de l’univers, et la qualité de l’écriture. Les tests sont réalisés sur PC et toutes les consoles next-gen en conditions réalistes, avec un affichage calibré et plusieurs types de son (casque, home cinéma).

Voir le protocole complet

Test réalisé sur PC avec une version envoyée par CAPCOM.

Sommaire

Scénario et écriture de Monster Hunter Stories 3 : Une histoire plus sombre que prévu

Le jeu se déroule 200 ans après Monster Hunter Stories 2. Mais aucune panique pour les nouveaux comme moi : tout se comprend sans bagage. Le monde est rongé par l’Empiètement ! Une étrange propagation cristalline qui dévore la faune et la flore et qui, paradoxalement, donne lieu à des panoramas absolument superbes. Dans ce contexte déjà tendu, un œuf donne naissance à deux Rathalos jumeaux, un présage funeste lié à une ancienne guerre entre les royaumes d’Azuria et de Vermeil. J’incarne le prince (ou la princesse) d’Azuria, un Rider chargé de comprendre cette catastrophe écologique tout en empêchant les deux nations de s’entre-déchirer.

Moi qui m’attendais à une bluette pour enfants, j’ai été surpris par la tenue du récit : conflit politique en toile de fond, héros adulte qui parle (ce qui est apparemment une première dans la série, et pour ma part, ça change tout), des compagnons qui ont chacun leur histoire annexe pour creuser leur passé. Mention spéciale à Thea, la recrue au caractère de cochon (littéralement, elle ne se sépare jamais de son porcelet). Ainsi qu’à Rudy, le Felyne chapeauté qui m’a arraché plus d’un sourire.

Tout n’est pas parfait, l’écriture enchaîne quelques clichés d’anime, et l’intrigue garde ses plus gros rebondissements pour la toute fin. Mais entre la dureté du propos écologique et l’humour de la licence, le voyage m’a tenu jusqu’au bout.

Jouabilité de Monster Hunter Stories 3 : Le tour par tour qui m’a rappelé pourquoi j’aime le tour par tour

Parlons gameplay, parce que c’est là que je suis tombé dedans. La base, c’est un chifoumi géant : trois types d’attaques, Force, Technique, Vitesse, chacun battant l’autre. Quand mon Rider et un monstre visent la même cible avec des types opposés. Alors un duel s’engage : le remporter réduit fortement les dégâts subis et punit lourdement l’adversaire. Lire les intentions de l’ennemi, repérer ses tics, choisir la bonne réponse… ce petit frisson de mind game à chaque tour, c’est exactement ce que je demande au genre.

Ce que j’ai adoré, c’est tout ce qui s’empile par-dessus sans jamais m’écraser. Les attaques synchronisées quand mon Monstie et moi choisissons le même type, qui chargent une jauge permettant de chevaucher temporairement ma créature et de déclencher son attaque signature. Ce qui me donne un déluge visuel dont je ne me suis jamais lassé. La jauge d’âme de wyverne, que je vide en ciblant les bonnes parties du monstre pour le priver d’un tour, m’a furieusement rappelé un certain Clair Obscur: Expedition 33. Et les Talents d’Amitié, sont toujours jouissifs à déclencher au bon moment.

Au-delà des combats :

Ce que j’ai moins aimé ? La lisibilité, d’abord : je me suis plusieurs fois trompé sur la cible visée par l’adversaire, et une mauvaise lecture se paie cash. La difficulté ensuite, plus relevée que ce que laisse croire l’enrobage anime. Ainsi, certains combats de fin de parcours m’ont plié en quelques tours malgré mes sessions de farm. De plus, les monstres invasifs (ces terreurs à débusquer de nuit) cachent des mécaniques parfois franchement obscures. J’admet que parfois, je ne sais pas trop ce que le jeu attend de moi. Frustrant… Enfin, début d’aventure oblige, préparez-vous à une avalanche de tutoriels. En tant que néophyte, j’ai saturé au bout d’une heure, le cerveau en bouillie. Accrochez-vous, ça se décante vite.

Et puis il y a la vraie nouveauté de cet épisode : la restauration de l’habitat, qui a dévoré mes soirées. Le principe est simple, je libère les zones des espèces invasives, puis je relâche des Monsties dans la nature pour faire grimper le rang de la région. Plus le rang monte, plus je débloque d’espèces rares, de sous-espèces. Enfin, du jamais vu dans la série, des monstres à double élément. Couplé à la transmission de gènes (désormais entièrement réversible, donc zéro stress à expérimenter), je tiens une machine à team building diaboliquement addictive. Combien de fois je me suis dit « allez, une dernière tanière » avant de relever la tête une heure plus tard ? Mon seul reproche : ré-optimiser chaque zone en boucle finit par créer un peu de redondance sur la durée.

La technique de de Monster Hunter Stories 3 : le RE Engine fait des merveilles (presque) partout

C’est le premier épisode de la série à tourner sous le RE Engine, le moteur maison de Capcom, et ça se voit . J’ai droit à un rendu façon anime superbe, des animations de monstres exemplaires ,héritées de la série principale, et des attaques spéciales dignes des plus grands JRPG. Sur mon PC, aucune saccade ni plantage à signaler de mon côté, même si tout n’est pas immaculé : quelques textures à la traîne dans les zones ouvertes, un peu de clipping.

La bande-son, elle, est un bonheur de bout en bout, entre thèmes cultes réorchestrés et compositions originales entraînantes. Seule vraie déception : toujours pas de doublage français. Il faut donc choisir entre l’anglais et un excellent japonais, et des sous-titres parfois étrangement raccourcis sur le contenu annexe. Pour les joueurs nomades, sachez enfin que le titre tourne très bien sur Steam Deck, avec un 30 fps stable et de beaux réglages moyennant le FSR : dans le train, c’est un régal.

Conclusion et prix deMonster Hunter Stories 3

Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection est disponible sur PC, PS5, Xbox Series et Switch 2, au prix de 69,99 euros sur le site de l’éditeur ou chez les revendeurs partenaires.


FAQ – Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection

Le système de combat au tour par tour est-il vraiment stratégique ?

La boucle d’élevage et d’optimisation des Monsties est-elle addictive ?

Le jeu est-il accessible si l’on n’a jamais joué à Monster Hunter ?

Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection propose-t-il une histoire plus mature ?

Les personnages de Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection sont-ils attachants ?

Les tutoriels de début de partie sont-ils trop envahissants ?

Les monstres invasifs sont-ils frustrants à affronter ?

La restauration de l’habitat renouvelle-t-elle vraiment la progression ?

La difficulté de fin de partie est-elle bien dosée ?

Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection tourne-t-il bien sur PC et Steam Deck ?

Le RE Engine fait-il vraiment des merveilles dans cet épisode ?

La bande-son est-elle l’un des grands points forts du jeu ?

L’absence de multijoueur et la faiblesse de l’endgame sont-elles gênantes ?

Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection vaut-il le coup ?

Photos : DR

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