Dans Yoshi and the Mysterious Book, notre dinosaure préféré ne fonce pas au plus vite vers la fin du niveau. Dans chaque environnement qu’il explorera, il devra s’arrêter devant chaque créature qu’il rencontre afin de voir comment elle peut devenir un atout. Ainsi, sans game over ni pression, le challenge est pourtant là et nous donne envie de continuer.
Yoshi and the Mysterious Book se savoure comme une parenthèse de douceur, où Yoshi devient petit naturaliste et remplit page après page un livre vivant aux couleurs d'aquarelle. Les mêmes gestes reviennent souvent et l'absence de jeu à deux en local déçoit, mais ceux qui aiment les aventures sans pression y trouvent un refuge où revenir avec le sourire.
- Le concept du livre vivant à remplir
- Superbe style de livre illustré
- Créatures attachantes et variées
- Accessible à tous, sans pression
- Plein de bonus et d'objets cachés
- Finir à 100 % fait tourner les méninges
- Ambiance douce qui donne envie de revenir
- Les mêmes actions reviennent souvent
- Certaines créatures imprécises à diriger
- Pas de jeu à deux en local
- Musiques trop peu variées
- Moins de sauts que dans un Yoshi classique
- Dernières découvertes moins gratifiantes
Dans Yoshi and the Mysterious Book, je passe moins de temps à sauter qu’à observer. Je donne une pomme à une créature, j’en guide une autre vers l’eau, j’en avale une troisième pour voir ce qui se passe. Chaque réaction comprise remplit une page d’un livre qui est autant un guide qu’un univers à lui seul.
Il fait fait du petit dinosaure de Nintendo un naturaliste, et c’est sur cette situation atypique pour un dino que repose toute l’aventure. Cette exclusivité Switch 2 se parcourt comme un album jeunesse interactif, avec Yoshi en explorateur maladroit et un livre vivant à compléter. Une créature, une réaction drôle ou une idée de chapitre me redonne envie de tourner la page.
| Genre | Plateforme, aventure |
|---|---|
| Développeur | Good-Feel |
| Éditeur | Nintendo |
| Plateformes | Nintendo Switch 2 |
| Prix au lancement | 59,99 € |
| Mode de jeu | Solo |
|---|---|
| Nombre de joueurs | 1 |
| Langues audio | NC |
|---|---|
| Sous-titres | Français, anglais, allemand, espagnol, italien, néerlandais, portugais, japonais, coréen, chinois |
| Moteur graphique | NC |
|---|---|
| Taille de téléchargement | 19,8 Go |
| Version testée | Nintendo Switch 2 |
| Modes FPS | NC |
| Modes de résolution | NC |
| Support | Physique et dématérialisé |
|---|---|
| DLC / microtransactions | Aucun contenu additionnel annoncé. Démo gratuite sur le Nintendo eShop, progression transférable dans le jeu complet. Les amiibo compatibles (vendus séparément) donnent chaque jour des runes supplémentaires. |
| Site officiel | Consulter le site |
| PEGI | 7 |
|---|---|
| Date d’annonce | 12 septembre 2025 |
| Disponibilité | 21 mai 2026 |
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Nous jouons sur une version fournie par l’éditeur, ou achetée par nos soins, et nous le précisons toujours en tête d’article. Sur PC, nous testons sur une machine haut de gamme, puis nous vérifions le comportement sur la configuration recommandée par l’éditeur. Côté salon, nous jouons sur PlayStation 5 en modes Performance et Fidélité, sur Xbox Series X dans les mêmes conditions, puis sur Nintendo Switch et Switch 2. Le son passe par un kit 2.1, un kit 5.1 et un casque 5.1.
Nous jugeons d’abord l’écriture, la profondeur des personnages et le rythme du récit. Vient ensuite la jouabilité, avec ses mécaniques, sa courbe de progression et l’ergonomie de ses menus. Nous séparons volontairement la direction artistique des graphismes : un jeu peut être techniquement modeste et visuellement superbe. La bande-son, le doublage et le sound design ont leur propre note. La partie technique juge enfin le rendu, l’animation, la fluidité, les temps de chargement et les bugs rencontrés.
Neuf critères reçoivent chacun leur note, et la note globale en est la moyenne simple, sans pondération. Vous y trouverez un critère que peu de sites osent isoler : le fun. Une jouabilité irréprochable peut profondément ennuyer, quand un système bancal enthousiasme cinquante heures durant. Nous notons donc séparément ce qui fonctionne et ce qui donne envie de relancer une partie.
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Ce test a été réalisé à partir d’une version fournie par Nintendo.
Sommaire
Scénario et écriture de Yoshi and the Mysterious Book : un conte simple qui pousse à observer
Le point de départ tient dans une petite bêtise très Nintendo. Bowser Jr. et Kamek fouillent le château de Bowser et tombent sur un grand grimoire magique. Après un accident, le livre atterrit sur l’île des Yoshi. Il se présente comme Mystérius, une encyclopédie vivante mais qui a perdu son contenu durant son voyage. Pour l’aider, les Yoshi acceptent d’explorer ses pages et retrouvent les informations disparues sur les créatures qui peuplent ses chapitres.

Quand je plonge dans un chapitre, atteindre la sortie ne suffit plus : je dois comprendre le bestiaire de chaque page. La progression devient ainsi un carnet d’observation, où chaque créature est étudiée dans son milieu naturel, avec ses habitudes et ses petites surprises.


Chaque créature croisée devient une page à remplir dans Mystérius.
La narration avance par chapitres. Chaque environnement introduit un groupe de créatures et des comportements à repérer, puis à inscrire dans Mystérius. Une découverte correspond à une réaction validée : nourrir une créature, la toucher, l’avaler, la faire interagir avec un élément du décor ou provoquer une situation précise. Les trouvailles les plus importantes ouvrent les portes du chapitre suivant.
Le ton, les dialogues et le rythme du récit
J’aime cette façon de rendre Yoshi curieux plutôt que guerrier. Le jeu ne me demande pas de combattre ou éviter le bestiaire, mais de le comprendre. Même les Maskass, ces petits ennemis historiques de l’univers Mario, y sont présents. Le ton en devient très particulier : Yoshi avance dans un monde qui se feuillette, où chaque réaction et interaction ajoute une phrase, une page au livre.

Les dialogues restent courts, tendres, parfois un peu trop sages à mon goût. Mystérius pose le cadre, Bowser Jr. et Kamek apportent quelques respirations, et les fins de chapitre montent légèrement en intensité. L’écriture n’a pas la folie d’un grand conte comique, mais elle accompagne très bien le concept. Elle donne surtout assez de personnalité au livre pour que j’aie envie de l’aider à retrouver ses pages. Le rythme, lui, est cyclique. Je découvre une nouvelle espèce, je teste plusieurs actions, différentes mécaniques. Puis une animation, une réaction ou une idée de décor me donne une nouvelle idée. La sensation de répétition est bien réelle, car l’ajout de nouveauté est assez disparate. Mais le jeu possède une douceur de doudou qui me fait lui pardonner beaucoup, car je sais que la prochaine page me fera sourire.
Jouabilité de Yoshi and the Mysterious Book : observer avant de sauter
Yoshi and the Mysterious Book n’est pas un Yoshi classique mais la plateforme est toujours là. Ainsi, Yoshi saute, plane quelques secondes, avale, lance des œufs et traverse des décors remplis de petites interactions. Le cœur du jeu se trouve pourtant ailleurs, puisque je dois observer les créatures, tester leurs comportements et compléter leurs entrées dans Mystérius.


Yoshi garde ses outils de toujours, le lancer d’œufs et la langue.
Chaque chapitre fonctionne ainsi comme une petite zone d’expérimentation. Une créature peut réagir à la nourriture, à l’eau. Elle peut interagir différemment avec la boue, à un coup, à une transformation ou à une autre espèce. Certaines découvertes viennent naturellement, d’autres demandent de prendre en compte la logique du niveau. Je me demande alors ce qui se passe si je donne une pomme à telle créature, ou si je déplace une fleur devant elle. Et si j’en avale une au mauvais moment, ou si je la guide vers un élément précis du décor ?

J’apprends par essais : je lis les indices du livre, je reviens dans le chapitre, je tente autre chose. Les découvertes sont classées par ordre d’importance, et les plus rares sont de réels défis d’observation. Finir l’aventure reste donc très accessible, alors que compléter toutes les pages demandera davantage de patience et surtout de méthode.
Les commandes et la variété du bestiaire
Les commandes, elles, restent simples. Yoshi répond comme attendu, avec son saut flottant, sa langue, ses œufs et ses petites actions contextuelles. Les enfants avancent sans se heurter à une difficulté punitive. En revanche, certaines créatures contrôlables et certaines interactions demandent plus de précision que le jeu ne semble pas prêt à offrir. En effet, quand une idée repose sur un mouvement un peu fin, la douceur générale n’empêche pas une petite crispation face à certaines imprécisions.




Le bestiaire est varié et n’est pas là que pour être observé. Ainsi, certaines créatures servent de plateformes, d’autres modifient l’environnement, d’autres encore déclenchent des mini-scènes. Le jeu me fait ainsi surfer, frapper, chercher sous l’eau, jouer avec la hauteur ou utiliser une capacité ponctuelle.
La répétition de la boucle et l’absence de coopération locale
La répétition reste toutefois la principale limite du jeu. Avaler, nourrir, toucher, déplacer, recommencer : les mêmes actions reviennent sans cesse, et sur une longue session, je sens la routine s’installer. Puis une créature plus drôle, une mise en scène plus maligne ou une découverte rare redonne du souffle à l’aventure. J’ai rarement eu envie d’abandonner, mais j’ai souvent préféré y revenir par petites sessions.

L’absence de coopération locale, en revanche, me déçoit franchement. Le jeu se prête à la discussion, et j’ai souvent envie de dire à quelqu’un : « essaie de lui donner ça », « retourne près de l’eau », « et si cette créature réagissait à ce truc ? ». Il aurait été amusant sur écran scindé de tenter des expériences , de découvrir à deux et pas juste seul.
Technique de Yoshi and the Mysterious Book : un album vivant, pas une démonstration
La direction artistique est la grande réussite du jeu. Good-Feel abandonne la laine de Yoshi’s Woolly World et le carton de Yoshi’s Crafted World pour le style d’un livre illustré. Les décors ont un rendu doux, crayonné, presque aquarellé, avec des couleurs qui semblent posées sur la page plutôt que plaquées sur un décor en 3D. La filiation avec Yoshi’s Story se sent aussi : ce monde donne l’impression d’être lu autant que parcouru.


Un rendu crayonné, presque aquarellé, de livre illustré.
Yoshi and the Mysterious Book appartient à cette famille de jeux Nintendo que personne n’achète pour mesurer la puissance d’une console. Beaucoup de joueurs finissent pourtant par les garder dans un coin de leur ludothèque. Je n’attends pas de Yoshi une claque technique ou un défi de brute. J’attends un jeu mignon, doux et inventif, capable de me faire sourire sans me demander de transpirer sur la manette. Sur ce terrain, Good-Feel a bien compris ce que je viens chercher.
Les environnements et les animations
Graphiquement, les environnements varient assez pour garder le plaisir de tourner les pages. Forêts, zones aquatiques, passages plus mystérieux, espaces plus colorés ou plus étranges : chaque chapitre apporte son ambiance unique. Les créatures crées pour cette aventure profitent beaucoup de cette approche. Certaines silhouettes évoquent d’ailleurs le cinéma d’animation japonais, par leur douceur ou leur étrangeté.

Les animations jouent un rôle essentiel. Une découverte ne se valide pas froidement dans un menu. Le jeu ajoute une petite mise en scène, un bruit de crayon, une réaction de Mystérius ou une animation qui donne souvent le sourire. Ce retour visuel et sonore rend la collecte satisfaisante. Je n’ajoute pas seulement une ligne à une encyclopédie, je complète une page vivante.
La Switch 2 tient l’ensemble sans difficulté majeure. Les créatures peuvent se multiplier à l’écran, les scènes restent propres et le rendu garde sa douceur. Quelques contrôles de créatures manquent parfois de finesse, mais il ne s’agit pas d’un problème de performance : c’est une limite de conception, propre à certaines interactions. Le jeu reste fluide, stable et agréable à regarder.
La bande-son de Yoshi and the Mysterious Book
La bande-son accompagne bien l’univers, mais elle montre aussi ses limites. Les thèmes sont calmes, tendres, parfois proches d’un petit orchestre de conte, ce qui colle à l’idée d’album jeunesse. Le problème vient du renouvellement : les musiques reviennent souvent, et sur une longue session, cela renforce la sensation de boucle. J’aurais aimé des thèmes plus marqués d’un chapitre à l’autre, ou des variations plus nettes selon les créatures étudiées. Le sound design compense en partie. Les bruits de crayon, les réactions des créatures, les petites validations et les sons associés aux découvertes donnent du relief à l’action. Le jeu sonne comme un cahier que je remplis, avec la satisfaction simple de voir et d’entendre une page se compléter.
Conclusion, prix et disponibilité de Yoshi and the Mysterious Book
Yoshi and the Mysterious Book est disponible sur Nintendo Switch 2, au prix de 69,99 euros, sur le site de l’éditeur et chez les revendeurs partenaires.
Images : DR
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